9 outils pour développer votre Ecoute Active

Qu’est ce que l’Ecoute Active ?

Selon Carl Rogers, psychologue américain, l’Ecoute Active est une technique de communication qui consiste à utiliser le questionnement et la reformulation afin de s’assurer que l’on a compris au mieux le message de son interlocuteur et de le lui démontrer.

 Ecoute Active 1

A quoi vous sert-elle ?

Il est bon, dans notre monde de requins, d’individualisme forcené, de rapidité addictive, de revenir à une  approche qui se caractérise par la manifestation d’un respect et une confiance chaleureuse (bienveillance ?) envers l’interlocuteur, pour qu’il brise ses défenses et s’exprime librement.

 

Comment allez-vous l’utiliser ?

En utilisant ces 9 outils lors d’entretiens, de dialogues que vous menez avec votre entourage personnel ou professionnel. Si j’avais un conseil à vous donner, je vous dirai volontiers de tester un à un les différents outils et de passer à l’outil suivant lorsque vous maîtriser bien le premier. Commencez bien évidemment par les plus faciles. Ma réalité (qui n’est peut être pas la vôtre) me pousse à vous les présenter selon mon expérience du plus facile ou plus difficile. Dans tous les exemples que je vous donne, j’utilise ma propre formulation qui n’est peut-être pas la votre. A vous de vous approprier l’outil Ecoute Active ou si vous le voulez nous pourrons le travailler ensemble.

 

Quels sont ces 9 outils ?

 

1 – les questions orientéesLeur vocation est d’amener votre interlocuteur à dire « Oui » afin que vous soyez tous les 2 sur la « même longueur d’onde » notamment et principalement lorsque vous souhaitez aborder une problématique. Pour cela, vous commencez votre phrase par  » Vous savez bien que…. ? », « vous comprenez bien que…? »,   » Vous êtes d’accord avec moi que …? ».
Exemple :«  Vous êtes d’accord avec moi que nous devons trouver une solution à cette situation ? »

 

2 – les questions ouvertes : Leur but est d’ouvrir le dialogue, de favoriser le développement de la pensée. A ces questions, vous ne pouvez pas répondre par « Oui » ou par « Non ».
Un excellent moyen mnémotechnique pour vous aider : CQQCOQP ! Ce sont les premières lettres des adverbes ou pronoms avec lesquels vous allez poser votre question  :
C : Comment?
Q : Qui ou quel ?
Q : Que ou qu’ ?
C : Combien ?
O : Où ?
Q :Quand ?
P : Pourquoi ? A cette dernière question je préfère personnellement « Qu’est ce qui fait que ?  » quelles sont les raisons pour lesquelles … ?  » que je trouve beaucoup moins intrusives et agressives.
Exemple« Comment alors pouvons-nous nous y prendre pour débloquer cette situation ?

 

3- Les acquiescements : Avec eux, vous montrez à votre interlocuteur que vous l’écoutez et ainsi vous l’engagez à continuer avec des « Oui… », « Hum Hum » (bouche fermée), « Ok.. »  « d’accord.. », bien sûr ».

 

Ecoute active 34- Les mot -relais ou mots-tremplins : Il s’agit toujours d’approfondir la discussion, de permettre à votre interlocuteur d’aller plus loin, plus profondément dans son point de vue.
Exemple : « C’est à dire ?  » Et puis… ? », « non? » (d’étonnement), « vraiment? », « plus précisément ? », « mais encore ? »(un peu désuet aujourd’hui !), « ah bon ? ».

 

5- Les mots-clés : dans le discours de votre interlocuteur, vous repérez un mot qui « peut en cacher un autre » ou qui mérite que vous vous y arrêtiez; vous reprenez ce mot sous forme de question.
Exemple :
–  » On ne va jamais y arriver, c’est pas possible »
– « Pas possible.. ? »

 

6- les phrases en suspension : L’objectif ici est de reprendre une partie de la phrase que votre interlocuteur vient de terminer parce qu’il vous semble qu’il peut encore aller plus loin dans son explication.
Exemple : « Vous me dites que pour vous ce n’est pas possible parce que…… » et vous vous arrêtez là pour lui permettre d’aller plus loin !

 

7- la reformulation partielle : Vous reprenez la ou les 2 dernières phrases de votre interlocuteur en ajoutant éventuellement « c’est bien çà? ». Votre but est triple : lui montrer que vous l’écoutez attentivement, lui faire dire oui, ou éventuellement si vous avez mal compris, cela lui permet de repréciser sa pensée ou d’aller encore plus loin.
Exemple :  » Dans ce que je viens d’entendre vous me dites que cela ne sera pas possible, c’est bien çà ? »

 

Les 2 derniers outils sont, à mon sens, les plus puissants de l’Ecoute Active (d’après mon expérience). Ce ne sont pas les outils les plus faciles à utiliser mais bien utilisés, ils vont vous permettre de comprendre parfaitement le fonctionnement de votre interlocuteur ou de connaître le(s) « blocages » (ce que j’appelle les petits morceaux de pomme coincés !).

 

Ecoute active 48- le silence actif :  dans la conversation, (surtout pas au début !) vous vous rendez compte que votre interlocuteur n’est pas allé jusqu’au bout de sa pensée, vous avez déjà testé les autres outils, rien n’y a fait. Alors vous décidez de vous taire tout en le regardant pour lui montrer que vous l’écoutez vraiment. Silence, la Nature a horreur du vide ! « Le premier qui reprend a perdu ! » Dans 80% des cas, ce que vous dira votre interlocuteur à l’issue de votre silence actif, est la manifestation de son blocage, de sa motivation, de sa pensée profonde…. et vous aurez une des clés pour mieux le comprendre.

 

9- la reformulation totale : Une fois que votre interlocuteur a fin de s’exprimer et que vous avez repéré un certain nombre de points importants dans son discours, l’objectif est de faire une synthèse de son intervention en reprenant les principaux points soulevés . Qu’est ce que cela va vous apporter ? Non seulement les mêmes avantages que la reformulation partielle bien entendu, mais aussi la possibilité comme le silence actif de faire « cracher le petit bout de pomme coincé ». Votre interlocuteur aura le sentiment en écoutant votre reformulation que vous l’avez écouté et qu’il peut parler en toute confiance. Un indice verbal vous est donné pour savoir que vous avez touché juste : « En fait, ce que je voulais dire surtout c’est que…. » et là vous avez touché le jackpot!!! C’est une expression bien entendu !
Exemple :
– « Donc en résumé vous me dites que ce n’est pas possible parce que  d’une part vous êtres très occupé en ce moment, que c’est un sujet qui prend beaucoup de temps et que vous ne pouvez vous appuyer sur personne, c’est bien cela ? »
– » Oui c’est çà mais en fait c’est surtout que je ne sais pas par quel bout le prendre ! »

 

Voilà chères lectrices et lecteurs des petits outils pour encore mieux communiquer. Ces outils ne sont pas manipulateurs, c’est ce pour quoi vous les utiliserez qui fera que vous serez manipulateur ou pas. A vous de décider!

Si cela vous intéresse, ou si vous voulez encore aller plus loin, ou bien encore apprendre à vous en servir,
je suis là pour çà, discutons-en. J’attends vos commentaires !

A vos plumes ou à vos smartphones!

 Ecoute Active 2

42 réponses à “9 outils pour développer votre Ecoute Active”

  1. Envoyé pr Rodrigue MAVOUNGOU /

    « Il y a un moment pour l’écoute et un autre pour la parole. Il faut savoir saisir le moment opportun pour l’un ou l’autre. Ce sont les deux pieds avec lesquels on doit marcher lors des entrevues, rencontre,… »

  2. Merci Rodrigue pour votre commentaire. Et pour saisir le moment opportun, il est important de savoir prendre du recul et voir si votre interlocuteur est apte ou pas . Qu’en pensez-vous ?
    Pierre Yves

  3. Envoyé par Alain BORE via LinkedIn :

    « Avant que de parler il faut savoir écouter, et retenir, pour comprendre l’autre. C’est seulement après cette phase que l’on peut répondre, avec respect à l’autre, et en tenant compte de ces valeurs. Il est bon de reprendre en résumé ce qui a été dit par notre interlocuteur, ou interlocutrice, et ce afin d’éviter toute ambiguïté. »

  4. Alain, comme vous avez raison, les valeurs sont importantes à respecter, reprendre en résumé c’est ce que j’appelle la reformulation totale dans mon article qui est maintenant disponible !! Problème technique réparé!
    Bonne soirée à vous Alain !
    Pierre Yves

  5. Envoyé par Willy JULIENNE via LinkedIn :

    « il est plus difficile d’écouter, de saisir les attentes, les craintes, les sentiments qui se cachent derrière les mots. Une écoute appropriée permettra de lever des obstacles, de prévenir des malentendus, d’identifier les forces et les points à améliorer et qui feront plus tard la force d’un individu ou d’une équipe. »

  6. merci Willy pour votre commentaire, vous avez tout compris, on sent l’expert et je vous le dis en toute franchise !
    Pierre Yves

  7. Envoyé par Gilles GAGNON via LinkedIn :

    « @ Pierre-Yves – Bon résumé.
    Spécifiquement sur le débat entre le niveau de difficulté écoute et parole, je crois qu’il dépend de la position de la personne. La difficulté de chacun tient de la communication et de ses composantes : Émetteur, message, moyen de communication, récepteur.
    Dire ses émotions est certes très difficile pour la personne qui consulte.
    Écouter et comprendre pour aider la personne qui consulte est fort difficile pour la personne aidante
    Quoi qu’il en soit, ma mère disait que nous avons 2 oreilles et une seule bouche parce que nous devions écouter 2 fois plus que l’on parlais … J’en conclut qu.il est 2 fois plus difficile d’écouter que de parler … »

  8. Merci Gilles pour cette fine analyse. C’est aussi pour cela que j’ai repris l’image détournée des 3 singes.
    Bonne soirée
    Pierre Yves

  9. VERCAMBRE dit :

    Bonsoir M. LAGNEAU, bonsoir à tous,

    J’aimais rappeler à mes stagiaires que si « ENTENDRE » est une faculté naturelle, « ÉCOUTER » est un acte volontaire !…
    L’écoute est, avant tout, une marque de respect dans la relation interpersonnelle.
    Pour qu’elle soit efficiente, l’écoute implique de la considération & un tant soit peu d’empathie car, s’il est impossible de « faire semblant de parler », L’ÉCOUTE, elle, peut être simulée voire même, « cabotine »… D’ailleurs, vous êtes-vous déjà surpris à préparer votre réponse ou intervention, alors même que votre interlocuteur n’avait pas fini de s’exprimer ?… C’est, quasiment, toujours le cas !… Nous sommes très rarement à « l’entière écoute » de l’autre, l’exercice relevant d’une parfaite maîtrise de soi… En avoir conscience est déjà un grand pas en avant, ou devrai-je dire, « une grande oreille ouverte » !
    Quant aux silences »… Il me plait à dire que « Les silences font naître d’autres mots »…
    En communication, le silence est, également, appelés « pause ».
    Son interprétation & acceptation dépend, essentiellement, du contexte dans lequel il est émis car, mal placé, il peut angoisser, gêner, voire même, provoquer… Comme vous le soulignez M. LAGNEAU, ils sont, pourtant, indispensables dans la communication interpersonnelle.
    Considéré comme « une menace » dans la culture occidentale, il devient signe de réflexion & de sagesse dans la culture orientale… ANOLLI Louis-Marie, (psychologue & philosophe italien) disait d’ailleurs «Les silences en Occident hurlent, les silences en Orient chantent.».
    Quoiqu’il en soit, comme le rappelle Gilles GAGNON, les silences rythment l’échange & laisse place à la réflexion (intégration, compréhension, interprétation, préparation, réaction), temps nécessaire à franchir les différents « barrages » (filtres) tels que représentés dans le schéma de la communication de SHANNON & WIENER.

    Je vous souhaite une belle fin de soirée & une excellente semaine à venir…
    Marie T VERCAMBRE

  10. Ohlàlà merci Marie T pour ces longues précisions et ce point de vue fort intéressant.
    Vous savez quoi Marie T ? je vais vous faire une confidence … J’adore être déclencheur de tous ces échanges positifs et constructifs qui amènent différents éclairages pour bâtir notre réalité.
    Bonne journée à vous
    Pierre Yves

  11. Envoyé par Chantal RAINVILLE via LinkedIn :

    « L`écoute est essentielle…à la base de la réussite et de tout échange de communication. En effet sans jugement….et ceci par la suite nous amène dans un état qui ébranle nos croyances…et peut soit confirmer notre pensée soit la changer…… »

  12. Chantal merci pour votre apport et necroyez vous pas qu’il est difficile de changer ses croyances, ses pensées pour adopter celles des autres??? Beaucoup d’humilité est parfois nécessaire… non ?
    Belle journée à vous
    Pierre Yves

  13. Envoyé par Fabrice PAYET via LinkedIn :

    A la question « Est il plus facile d’écouter ou de parler, je répondrai « La première est d’entendre la seconde est assimilé se que l’on entend l’écoute qui peut se traduire par la compréhension de l’autre sans jugement est toutefois caractérisé par une bonne interprétation de ce que raconte l’autre. En fait l’écoute c’est l’approbation de ce que dit l’autre!!! Je pense que entendre une phrase d’une personne négative ou positive convient de la conforter dans le sens où celle-ci en aurait besoin!!! Le besoin d’être écouté!!! C’est la réponse que l’on doit formuler qui serait amené au réconfort pour l’interlocuteur!! »

  14. Merci Fabrice…; qui n’a pas besoin d’être écouté aujourd’hui ? au temps de Skype, d’internet des smartphones et autres textos , traître des mots sans l’intonation…. ?

    Bonne journée à vous Fabrice
    Pierre Yves

  15. Envoyé par Virginie LEFRANC via Linkedin :

    « Merci pour le partage de cet article. Etre dans une écoute active, c’est permettre à son interlocuteur de s’exprimer librement et être dans l’acceptation de ce qui est dit, sans jugement avec bienveillance. Le sens des mots étant différents pour chacun d’entre nous, c’est éviter toute interprétation, en fonction de nos propres valeurs et ressentis, mais s’assurer et respecter que ce qui est entendu est en adéquation avec le ressenti et le message de son interlocuteur. C’est la base d’une communication respectueuse de tout individu. S’exprimer est parfois difficile L’écoute active est une opportunité pour faciliter la parole. »

  16. Merci Virginie… je n’aurais pas dit mieux…
    Que ces partages me ravissent !
    Belle journée à vous
    Pierre Yves

  17. Envoyé par Thierry de MAUROY via LinkedIn

    « Intéressant, mais à manier avec précaution et intelligence »

  18. Merci Thierry pour cette précision. Effectivement, ce sont des outils puissants pour lesquels in faut être impérativement formé et les utiliser avec déontologie.

    Bonne journée
    Pierre Yves

  19. Envoyé par Karima Ben ACHOUR via LinkedIn :

    « Pour pouvoir parler et se confier , il faudra que l’interlocuteur puisse mettre l’autre en confiance, qu’il démontre sa disponibilité , qu’il ne soit pas dans la critique .
    L’écoute est un moyen efficace de satisfaire le besoin d’autrui, donc je dois être prêt à tout entendre , et en aucun cas être dans le jugement .
    Une écoute active est qu’en plus , j’exprime des signes d’attention avec de brèves interventions sans pour autant couper court aux idées ou à l’enchainement de la discussion de l’autre personne. »

  20. Merci Karima pour votre intervention. Vous avez raison, il faut non seulement faire preuve d’empathie mais aussi de bienveillance mot à la mode en ce moment, mot galvaudé , mal utilisé mais si beau si rempli de chaleur… en ces temps-ci.. L’Ecoute Active tout un art, à travailler longtemps longtemps, longtemps….

  21. Envoyé par Aldon Nestor YAPO :

    « C’est un sujet très intéressant.
    Juste quelques précisions
    PARLER et ECOUTER sont deux fonctions qui nous renvoient à des capacités intrinsèques différentes.
    La première est la capacité d’ouverture mondialisante et d’échange avec l’extérieur ou de négociation : ce n’est pas donné à tout le monde parler et s’ouvrir sur les autres. La norme de cette capacité est 100 vice. En dessous de 100 vice, parler n’est pas du tout aisé. Au dessus on retrouve les animateurs-radio, les brillants journalistes sportifs…
    La seconde est la capacité d’écoute dont la norme est 1,5 vice.

    Toute personne qui atteint ou excède ces deux normes pourra aisément parler et écouter sans causer de souci à son interlocuteur.
    Cependant il se trouve que des interlocuteurs satisfont à la capacité d’ouverture et non au taux d’écoute. Vous verrez bien qu’au cours d’un débat ou discussion ils seront difficiles à convaincre.
    Je pense que ça fait pas honnête de ne pas écouter quand on s’adresse à vous. D’ailleurs, la science indicamétrique a prouvé une forte corrélation entre l’ECOUTE et l’HONNÊTETE. »

  22. Merci Nestor pour ces précisions. Avec vous j’ai appris ce qu’était 100 vice et 1,5 vice. Pourriez vous éclairer ma lanterne sur la science indicamétrique, je ne sais pas ce que c’est? Ecoute et Honnêteté devrait faire la paire, je suis d’accord avec vous, mais la font elle toujours au risque d’écouter pour mieux « truander » ensuite ?
    Belle journée Nestor
    Pierre Yves

  23. Envoyé par Eric FEVAL via LinkedIn :

    « Merci de tous ces échanges si riches et encourageants autour de cette qualité que chacun peut et doit toujours développer !
    L’écoute (de préférence active, bien sûr) est aussi, pour moi, une des conditions nécessaires à l’établissement du DIALOGUE (notion qui pourrait faire l’objet d’échanges ultérieurs).

    A ce sujet, je verse à la discussion les 10 suggestions pour la conduite du dialogue formulées par M. Majid Tehranian, premier directeur de l’Institut Toda (Dialogue des civilisations pour une citoyenneté mondiale), dans lesquelles on retrouve plusieurs points relevant de l’écoute active :

    1. honorer les autres, et les écouter profondément, avec le coeur et l’esprit,
    2. rechercher une base commune pour un consensus, mais éviter la « pensée de groupe » et reconnaître et honorer la diversité des points de vue,
    3. éviter toute intervention inadéquate ou intempestive,
    4. reconnaître la contribution des autres à la discussion avant de mettre en avant la sienne,
    5. se rappeler que le silence est, lui aussi, parlant ; ne s’exprimer que lorsque vous avez une contribution à apporter en posant une question pertinente, en présentant un fait, en définissant ou en clarifiant un point, ou en faisant progresser la discussion vers plus de précision ou un plus grand consensus,
    6. identifier les points de divergence fondamentaux qui demandent davantage de discussion,
    7. ne jamais déformer les points de vue des autres afin de mettre en avant les vôtres ; essayer de reformuler la position des autres d’une manière satisfaisante pour eux, avant d’indiquer en quoi votre point de vue diffère,
    8. formuler les points d’accord sur chaque sujet à l’ordre du jour avant de passer au suivant,
    9. tirer les implications d’un accord en vue d’une politique et d’une action de groupe,
    10. remercier vos collègues pour leurs contributions.

    (in « Bouddhisme et Islam, le choix du dialogue »
    Daisaku Ikeda, Majid Tehranian, L’Harmattan, p. 35-36)

  24. Eric, merci pour ce développement, je vais l’inclure dans ma définition de l’Ecoute Active tellement ces 10 points me semblent effectivement capitaux. C’est un beau cadeau que vous m’offrez là et je vous en suis très reconnaissant.

    Très belle fin de journée à vous
    Pierre Yves

  25. Envoyé par Christine REYNAUD via LinkedIn :

    « Cette pratique permet de mieux considérer l’autre, Les questions ouvertes donnent une meilleure implication de soi dans la conversation et signifie l’intérêt que l’on à écouter l’autre.
    A la fin la reformulation est nécessaire, ce qui fait gagner du temps et peut éviter toute équivoque. Je situe ceci dans le cadre d’une démarche commerciale,

    Marie VERCAMBRE je trouve votre commentaire très intéressant et il est vrai qu’ être entièrement à l’écoute de l’autre est difficile et demande des efforts.

    Bonne soirée »

  26. Christine, l’autre ne serait-il qu’un client à convaincre ? Et pourquoi pas un conjoint à écouter comme savent rarement le faire les hommes vis-à-vis de leur moitié (là je vais me faire des amis !!!) je vous taquine, rassurez-vous. Et vous avez raision, dieu sait si’équivoque, l’interprétation est souvent présente encore plus au sein des textos qui ont envahi nos téléphones.
    Bonne fin de journée Christine.

    Pierre Yves

  27. Envoyé par Salim BEN SALAH :

    « Bonjour à tous. Qu’il est plus difficile parler ou écouter?Je crois que l’une que l’autre sont aussi difficiles. Toutefois, pour pouvoir les maîtriser, il faut mettre en exergue les différentes composantes de la communication orale. Il y a alors l’émetteur, le récepteur, chacun d’eux possède son cadre de référence et le canal de communication qui est le message et son feed-back. Je trouve que pour réussir une communication verbale, il faut tenir compte du cadre de référence du récepteur, le comprendre, l’analyser et ce ne pourrait se faire que par une écoute parfaite. Toutefois, il ne faut pas oublier que certains gestes pourraient nuire à une communication verbale. C’est pourquoi que j’invite tout le monde à s’en renseigner. »

  28. Merci Salim pour votre commentaire et approche Salim. Je rajouterai volontiers aussi que dans la communication, il y a les différents filtres par lequels passe notre message. De plus les mots comptent pour 8%, la voix 38% et le non verbal pour 54 %, ce qui veut donc dire que nous avons tout intéret à être congruent entre ce que nous disons et ce que notre corpts émet. Qu’en pensez-vous ?
    Bonne fin de journée
    Pierre Yves

  29. Envoyé par Malika GHNIM via LinkedIn :

    « A mon avis le fait d’accorder un moment important à l’autre personne qui parle demande une attitude bien déterminée même imprégnée de patience et de volonté d’atteindre ce que l’autre vise à exprimer. C’est là ou demeure la problématique d’écouter ou d’assimiler une écoute active c’est enfin décortiquer l’objectif de l’interlocuteur. Chose qui demande une patience et une concentration. »

  30. Malika , merci pour votre post, vous avez raison la patience est la mère des vertus et quand on l’associe à ces outils partagés, nous obtenons souvent la divulgation du véritable objectif ou blocage ou information capitale..; Il est donc urgent de patienter et d’écouter attentivement.
    Bonne fin de journée
    Pierre Yves

  31. Envoyé par Iuliana via LinkedIn :

    « De mon côté, je pense que c’est la silence qui est source de malaise pour une écoute active. On doit respecter les moments de silence quand l’autre personne essaie d’expliquer une situation qu’on veut combler ce vide en parlant par dessus la parole de l’autre. »

  32. Iuliana, vous avez complètement raison, le respect est le plus important et cela peut se vivre avec le silence plutôt que de vouloir renchérir. Merci !
    Pierre Yves

  33. Envoyé par Maître BOUANI Mourad via LinkedIn :

    « c’est votre image qui donne votre valeur avant de s’assoir autour d’une table … mais c’est votre discussion et éloquence qui vous valorise aprés avoir pris place »

  34. Merci pour votre vision complémentaire Maître. Que pensez-vous de cet avis subsidiaire : Et si c’était aussi la qualité de l’écoute qui nous valorisait ? Et celle de tenir compte du discours de l’Autre et de pouvoir y approter des arguments qui peuvent aller dans son sens… LE débat est lancé. Merci Maître

    Pierre YVes

  35. Envoyé par Alain DONATI via LinkedIn :

    « Très utile. le plus important avec ça c’est de conscientiser ses outils. c’est à dire les pratiquer au quotidien pour les mettre en œuvre naturellement »

  36. Vous avez raison Alain, exactement comme quand on apprend à faire du vélo, seule la pratique régulière vous permet d’avancer. Merci pour votre éclairage
    Pierre Yves

  37. Envoyé par Dominique BOURBON :

    « Vous citez Carl Rogers car il est le plus récent personnage à avoir mis en lumière et utilisé cette technique à des fins thérapeutiques puis éducatives.
    cela étant, le premier qui a dû pratiquer l’écoute active est Socrate et sa maïeutique bien qu’il ait dû être un peu « magistral » compte tenu de la réputation qu’il s’était forgée.
    permettre à l’autre de mieux appréhender sa personnalité et sa méthode d’action sans intervenir en quoi que ce soit sur le déroulement des choses est un atout considérable que peu de personnes possède. »

  38. Merci Dominique ! Vous avez tout à fait raison… comme quoi nous n’inventons rien mais curieusement nous devons chaque fois réapprendre…. Merci pour votre apport.
    Bonne journée
    Pierre Yves

  39. Envoyé par Françoise MAQUART via LinkedIn :

    « Merci Pierre Yves pour ces outils, généreusement mis à disposition.
    Même si nous les connaissons (un tant soit peu), pourquoi semblent-t-ils si difficiles à pratiquer régulièrement ; je remarque que peu de personnes sont à l’écoute, souvent elles n’ont qu’une hâte, c’est de saisir le premier « blanc » dans la discussion pour s’y engouffrer, sous prétexte de « rebondir » … elles parlent d’elles uniquement. Je pense que l’écoute est surtout un talent qui a besoin d’outils… comme disait Brassens « sans technique un don n’est qu’une sale manie ».

  40. Merci pour cet apport Françoise. Oui vous avez raison, le silence gêne beaucoup de personnes … »La nature a horreur du vide » En voilà surement la cause. Si ces personnes parlent d’elles, c’est peut être parce qu’elles mêmes ne se sentent pas suffisamment écoutées et qu’elles ont besoin de se rassurer. Qu’en pensez vous ?
    Oui l’écoute a besoin d’outils et c’est pour cela que j’aime à les partager. Belle journée Françoise !
    Pierre Yves

  41. Re-bonjour !
    Oui, les outils coaching que vous présentez sont essentiels pour une écoute active. Cependant, puis-je y mettre mon grain de sel, et étayer avec un entraînement qui vaut le détour pour être attentif et sans jugement, tous les sens aiguisés ? Il s’agit de pratiquer la méditation pleine conscience quelques minutes par jour (3 – 5 – 10 mns… soyons fou… allez 30 mns pour les plus courageux).
    Cela nous apprend à ouvrir davantage notre champ de conscience dans l’instant présent, avec les supports naturels de l’ouïe, le toucher, la vue, et la respiration en conscience. S’exercer à faire cela tout en même temps peu paraître dur, mais en fait non, pas tellement plus dur que de faire 3 ou 4 choses de la vie courante en même temps ! Parce que l’espace de calme et de silence intérieur que vous avez créé pendant cette pause est paisible, très ressourçante, et donc non stressante.
    Je le conseille à tous les coachs qui veulent approfondir encore davantage leur écoute : d’eux-mêmes et des autres.
    Belle soirée ! A bientôt.

    • Bonjour Marie-Paule,
      Chaque fois que vous aurez un grain de sel tel que celui-ci à proposer, je vous l’accorderai très volontiers. Comme vous avez raison, Marie-Paule, je le conseille aussi pour l’avoir testé plus d’une fois !Belle jurnée à vous
      Pierre Yves

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