Le changement, çà vous gratouille ou çà vous chatouille ?

changement

 Le changement, c’est quand cela devient insupportable d’être insupportable . Cette citation m’a suivi pendant plusieurs années d’accompagnement. A force d’écouter avec bienveillance mes clients, j’ai découvert  4 explications  pouvant provoquer, consciemment ou inconsciemment la résistance au changement. Je remarque que ce sont souvent ceux qui « veulent » le plus changer qui construisent le plus grand nombre de « barricades » contre le changement. Peut-être avez-vous chez vos collaborateurs ou dans votre entourage personnel des personnes qui ont du mal à accepter le changement. Quelless sont alors ces 4 explications à prendre en compte pour comprendre notre réticence au changement.

 

reformulation1 – Les interprétations derrière le mot. Souvent, lors des échanges avec mes clients, il apparaît dans leur langage, dans leur ressenti par rapport au mot, la notion de « cassure », de « radicalité », de « changement profond », de « bouleversement », de « révolution », de « repartir à zéro ». Changeons-nous vraiment ? Ne pourrions-nous pas parler plutôt d’homéostasie (la capacité à s’adapter au milieu environnant), d’évolution, d’adaptation, de modification progressive de certaines habitudes, de re-nouveau, de re-naissance, de savoir tirer des bénéfices des expériences vécues et de trouver des solutions les plus confortables possibles par rapport à ces situations .

 

mantras2- Les mantras médiatiques. Combien de fois lisons-nous ou entendons-nous le mot « changement » au quotidien? La réaction face à ce mot risque de devenir « épidermique » dans un premier temps puis devenir une véritable rébellion psychologique. Pourquoi vouloir tout changer au seul titre que c’est dans l’air du temps ? Le risque n’est-il pas le repli sur soi ? le refus de s’ouvrir ? l’amalgame et le manque de recul ?

En utilisant un autre vocabulaire et en expliquant à mes clients pourquoi je n’utilise pas le nom « changement », je me rends compte qu’ils se libèrent, qu’ils baissent la garde et qu’ils s’apprêtent à mieux écouter les pistes proposées.

 

declencheur3- L’élément déclencheur. Ne vous est-il jamais arrivé de :

Et puis soudain, à l’issue d’une rencontre  avec un tiers (un coach par exemple ! pourquoi pas ?), notre entourage décide de suivre la piste proposée par le tiers. Il se trouve que c’est la même que nous ! Et là nou ne pouvons pas nous empêcher de lui dire « mais çà fait 3 ans que je te le répète !!! Puis de « maudire » le tiers ». Comment lui a-t-il dit ? qu’a-t-il fait pour qu’il comprenne?

Il a juste utilisé d’autres termes, a abordé le sujet sous un autre angle, souvent plus distancié ou , tout simplement, il a confirmé nos dires… mais , lui, n’a pas de relation « affective » avec nous.

Nous avons tous un « curseur » qui ne se déclenche pas au même instant ni pour  les mêmes raisons. Comment cela se fait-il que certains vont chez le dentiste dès qu’une légère douleur apparaît dans la bouche alors que d’autres attendent l’abcès ? L’important n’est-il pas qu’ils décident ? Tant pis pour notre égo, l’important est qu’il y est eu un élément déclencheur qui aille dans notre sens et pour le bien de notre entourage.

 

benefices-caches4- Les bénéfices secondaires ou bénéfices cachés : Ce sont ces bénéfices qui nous « empêchent » de modifier notre attitude ou notre comportement parce qu’ils ont des avantages « inconscients ». « Un bénéfice secondaire, c’est tirer un bénéfice (conscient ou non) d’une situation a priori défavorable, mais dont l’arrêt signifierait la perte du bénéfice en question ». Cette définiti4- on de Christophe FAURE – psychiatre et psychothérapeute. Cette définition est éclairée par 2 exemples très concrets :

Et l’on n’envisage surtout pas qu’il puisse y avoir d’autres solutions. Vous avez certainement tous un membre de votre famille qui ne voit que les choses en noir ou qui joue les  Calimero… moi, je me souviens d’une grande tante qui …. !!!

Marc VACHON – Consultant chercheur en Management – a identifié 10 types de bénéfices secondaires qui peuvent s’entrecroiser les uns les autres :

 

Peut être qu’un ou plusieurs de ces mots ont résonné au fonds de vous,

Peut être que vous comprenez mieux votre réticence ou celle de votre entourage  à « travailler » (quel vilain mot !) sur vous,

Je vous propose alors que nous passions ensemble ce cap difficile lors d’un premier entretien gratuit pendant lequel nous échangerons sur cette situation-là.

Quoique vous décidiez, surtout n’oubliez pas de prendre soin de vous !

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