L’habitude, gain ou perte de temps ?

Le galet noir

Raimundo de Ovies (écrivain) raconte que, lorsque la bibliothèque d’Alexandrie brûla, un livre fut épargné. Comme il ne s’agissait pas d’un livre de grande valeur, un homme modeste qui savait un peu lire l’acheta pour quelques pièces de cuivre. Il ne le trouva pas très intéressant ; cependant, il trouva à l’intérieur une chose des plus intéressantes : il s’agissait d’un ruban de vélin sur lequel était écrit le secret de la « pierre de touche ».

GALET NOIR VRAILa pierre de touche était un galet qui avait la propriété de changer n’importe quel métal commun  en or pur. Le texte expliquait qu’il se trouvait sur les rives de la mer Noire, parmi des milliers et des milliers d’autres galets qui lui étaient en tout poil pareil. Le secret résidait en ceci que la vraie pierre serait chaude au toucher tandis que les galets ordinaires seraient froids. Alors l’homme vendit ses quelques effets personnels, fit des provisions sommaires, campa sur le rivage de la mer et commença à tâter les galets. Tel était son plan.

Il savait que s’il ramassait des galets ordinaires et les rejetait parce qu’ils étaient froids, il y avait de fortes chances pour qu’il ramassa le même caillou des centaines de fois. Donc, quand il trouvait une pierre froide, il la lançait dans la mer. Il passa une journée, un mois, un an, trois ans ; mais en vain. Cependant il continuait toujours. Il ramassait un galet. Il était froid. Le lançait dans la mer. Encore et encore.

Un matin, cependant, il ramassa un galet qui était chaud… et le jeta à la mer. Il avait pris l’habitude de les jeter dans l’eau. L’habitude était si profondément ancrée en lui que lorsqu’il prit le galet qu’il voulait.. il le jeta quand même !

GALET NOIR«Les bonnes habitudes sont beaucoup plus faciles à perdre que les mauvaises » Somerset Maughan

« On ne se débarrasse pas d’une mauvaise habitude en la jetant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche. » Mark Twain

Passez en revue vos habitudes, regardez celles que vous devez absolument changer ou modifier, parce qu’elles vous éloignent de votre objectif !

Décidez d’en créer ou d’en renforcer de nouvelles qui vous aideront à réaliser vos choix !

Et si nous en parlions lors de la séance Diagnostic gratuit ?

14 réponses à “L’habitude, gain ou perte de temps ?”

  1. Eryck FENOT dit :

    Excellent Story Telling que l’image du caillou. On parle d’ailleurs de la « force de l’habitude ».

    Autre exemple, personnel : Mon oncle part en voyage d’affaire pendant 15 jours et le jour précis où il revient, il doit participer, le soir même, à un match de volley. Il demande donc à sa femme de lui apporter son sac de sport quand elle viendra la chercher à l’aéroport. Et pour se faire, il place son sac de sport dans le couloir devant la porte d’entrée. Ma tante va enjamber le sac pendant 15 jours, matin et soir, ….. et elle l’enjambera encore le jour où elle ira le chercher !

    L’habitude permet aussi de rester – stagner ? – dans sa zone de confort.

  2. Envoyé par Dominique DARDEL via Linkedin

    Faire de la Traque au Clic Inutile (TCI) une discipline à part entière !

  3. Envoyé par Denise RICARDI via Linkedin

    Bonjour et merci pour cette question fort intéressante!
    Pour ma part, je pense que l’habitude n’est pas créatrice de valeur au bout du compte. Autant dans la vie professionnelle que personnelle! Elle nous empêche d’être en veille sur toute nouveauté qui pourrait survenir et enrichir notre façon de travailler.
    Il est beaucoup plus intéressant, mais parfois risqué, d’accepter la nouveauté; l’habitude le plus souvent nous rassure et nous enferme.
    Sauf sans doute dans des métiers à forte sécurité de processus, le nucléaire, le contrôle aérien…où l’application stricte de procédures est essentiel, mais je connais moins ces secteurs…
    C’est vrai qu’en changeant ses habitudes, on peut perdre du temps; mais on peut assurément y trouver une richesse et l’enthousiasme de la 1ère fois.

  4. Envoyé par Michelle ODELIN via Linkedin

    Le confort tue et l’inconfort permet à l’homme de réagir pour affronter le futur. Le dynamisme et la volonté ne permettent pas aux habitudes de s’installer. La vie est courte il faut la vivre pleinement.

  5. Envoyé par Thierry FESSELIER via Linkedin

    Bonjour, je trouve également cette discussion intéressante.

    N’y a t-il pas quelque chose de paradoxal dans l’idée de mettre ensemble la gestion du temps et la thématique de l’habitude et de la nouveauté ?
    La gestion du CLIC inutile, faisant référence à une rationalisation des actes permettant de juger à priori ce qui peut être pertinent ou pas dans son organisation personnelle, ne s’oppose-t-elle pas aux errances et aux hasards parfois propices à la découverte ?
    En d’autres termes, la traque aux chronophages (démarche rationnelle) ne peut-elle pas nuire à la découverte de nouveauté (faisant souvent irruption lorsque l’on sort des sentiers battus, des chemins prévus à l’avance) ?
    Comment faire mieux et différent ? Comment faire la traque aux chronophages ?
    Je voulais juste mettre en évidence la complexité, mais aussi l’intérêt de ces deux questions posées ensembles.

  6. Envoyé par Dominique DARDEL via Linkedin

    écume des jours contre sérendipité ?

  7. Envoyé par Thierry FESSELIER via Linkedin

    Cela pourrait, mais le concept d’écume (mousse et humidité caractérisant une atmosphère du roman) est assez large, donc je ne saurais dire ? Sérendipité , là c’est OK pour moi.

  8. Envoyé par Louise DREAN via Linkedin

    En fait, la recherche de l’optimalisation du temps peut entraîner des automatismes dans des gestes habituels et ainsi faire oublier d’observer l’inhabituel. C’est, à mon avis, en cela que la gestion du temps peut intervenir comme un élément déclencheur et ne pas être paradoxale.

  9. Envoyé par Thierry FESSELIER

    @Louise
    Si j’ai bien compris, l’idée serait d’utiliser une approche de type gestion du temps pour prendre conscience que cette dernière peut ne pas laisser la place à l’aléatoire, le non prévu, c’est cela ?

  10. Pour « pimenter » la discussion…. dans le module que je propose sur la gestion du temps… j aborde le sujet des imprévus. .en expliquant qu ils (les imprévus) sont prévisibles ds 75 pr cent des cas…. les 25 restant..pour le sel de la vie… ce que je nomme les imprévus imprévisibles au grand dame des professeurs de français …

    Pierre Yves

  11. Envoyé par Michel SILVA via Linkedin

    Bonjour et merci beaucoup pour cet échange très interessant !
    Développons notre savoir-être, autant que notre savoir-faire !

    Bien amicalement, Michel
    http://www.tikimee.com/cabinet-sil-com

  12. Envoyé par Ivan DMITRIEV via Linkedin

    Les habitudes, si on maintient la discussion dans un contexte de l’environnement professionnel et assimilé, ne sont rien d’autre qu’un moyen de créer un cadre et gérer le stress – la différence entre les bonnes et les mauvaises, est dans l’orientation – les mauvaises sont souvent orientées sur le « traitement » du gêne ou du malaise que le stress provoque dans l’immédiat, alors que les bonnes habitudes visent à trouver les sources des l’inquiétude et donc de prévenir le développement d’une situation stressante.

    Le plus important – et là, malheureusement on revient à l’environnement de la personne, c’est la capacité à équilibrer le retour émotionnel positif. Il a été démontré scientifiquement que l’origine de la capacité productive des humains est premièrement sujet au changement au long de la vie, peut être modifié par l’humain même (donc pas de passivité face aux difficultés) et troisièmement – ce niveau de productivité de base n’est pas un mérite en soi, mais lié au niveau social et aux revenu des parents. Les personnes productives le sont en grande proportion parce qu’ils avaient les moyens de s’abstraire de la situation immédiate, grâce à la facilité de vie que leur offraient leurs parents.

    Je ne vous donnerais pas de lien vers des maintes éditions de la « Cambridge Handbook of Personal Relationships », mais simplement un lien Wikipedia qui contient le concentré de ces derniers et bien d’autres études ( http://en.wikipedia.org/wiki/Delayed_gratification ) – il est difficile de former une bonne habitude chez une personne qui a vécu dans un environnement difficile ou déstructuré, car la biochimie de son cerveau s’y oppose – et ceci d’une manière parfaitement compréhensible.

  13. Envoyé par Ghislaine PIERQUET via Linkedin

    Merci à tous pour ces réflexions très intéressantes. L’organisation personnelle, la gestion du temps permet plus de temps libre pour se laisser aller à rêver et donc pour doper sa créativité ! Les deux sont donc très complémentaires. Je pratique et enseigne l’excellente méthode G.T.D. qui tient compte des impromptus sans qu’ils impactent votre sérénité. 🙂 Le lien ci-dessous vous permettra de découvrir quelques astuces pour optimiser votre temps :).

    http://autonomconseil.com/a-lire/sorganiser-pour-mieux-gerer-son-temps/

    Bonne journée à tous et merci pour ces échanges 🙂

  14. Merci Ghislaine pour ce message qui nous encourage à partager pour devenir « meilleur ».
    Je reprends votre votre lien safin de faire encore plus partager nos échanges et nos outils !

    Bonne journée à tous et puissions nous encore renforcer nos savoirs, savoir faire et savoir être 😉

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