Voyage en Coachie

J’explique souvent le Coaching de Vie comme un voyage en bateau… une traversée entre la France et les Amériques. Le voyage peut se passer de la façon suivante…

« Nous nous apprêtons à embarquer et vous avez une ou plusieurs valises pleines à craquer, je vous rappelle quelques consignes de sécurité à respecter (sur lesquelles je ne transigerai pas !) et vous laisse libre du mode de vie que vous souhaitez avoir à bord (en respectant les consignes).

croisiere


V
ous attendez beaucoup de cette croisière, vous avez emmené des vêtements habillés et d’autres confortables ainsi que de plus légers de façon à pouvoir vivre toutes les aventures à bord. Vous n’avez pas non plus résisté à emporter quelques objets auxquels vous tenez, des porte-bonheurs (peut être aussi des porte- malheurs  qui sait ?!!!), des souvenirs. Vous m’avez indiqué votre destination, New York. Alors j’ai construit un premier itinéraire que je vous demande de valider (vous êtes mon Second et je suis Capitaine).

Nous larguons alors les amarres pour 7 jours (une semaine complète) après avoir vérifié la présence de votre carnet de bord. C’est votre première traversée, même si vous aviez déjà voyagé plusieurs fois par avion vers New York.

Le bateau sort du port. Il fait un temps magnifique. Vous êtes en même temps impatient(e) de quitter le port parce que vous désirez profondément ces nouveaux horizons, mais aussi un peu inquiet(è) , c’est votre première fois en bateau. Pour partir, vous avez enfilé vos vêtements préférés, ceux qui vous vont le mieux (d’après vous).

Comme je suis curieux de nature, je vous pose beaucoup de questions par rapport à votre destination, en quoi elle vous attire, pourquoi New York et pas une autre ville…Au fur et à mesure que nous échangeons dans ces premiers moments de traversée et même si vous semblez sûr(e) de votre destination, je crois percevoir quelques froncements de sourcils, signes d’un petit doute perceptible. A la fin de cette première journée de navigation, je vous invite lorsque vous retournerez à votre cabine, à noter sur votre carnet de bord les questions sur le voyage, les éventuelles réflexions que vous vous faites à la suite de nos échanges du jour.

gros_tempsLes 2 jours suivants, le temps a un peu changé ; il y a toujours du soleil mais il est quelquefois voilé par des nuages. Vous me faites part de vos réflexions, de vos doutes sur le trajet à suivre. Vous trouvez que nous n’allons pas assez vite. Je vous propose alors, si vous souhaitez aller plus vite, de réfléchir à comment alléger vos  bagages et comment ne garder que l’essentiel qui vous servira lorsque nous débarquerons dans votre port de destination.

Vous me retrouvez plus tard. Vous êtes d’accord sur le principe et vous jetez par-dessus bord ce dont vous n’avez plus l’usage depuis quelques mois déjà, tout en m’expliquant l’absolue nécessité du reste. Mon silence vous agace un peu. Vous comprenez peut-être que ce silence fait écho à vos « justifications », et qu’il vous oblige à aller plus loin. Vous vous révoltez un peu, c’est moi qui suis l’instigateur de vos doutes, me dites-vous. Je vous réponds avec bienveillance que je ne suis pas là pour vous faire du mal. Vous rentrez dans votre cabine et me dites que vous n’êtes plus certain(e) d’aller à New York.

Cette nuit-là, vous frappez à ma porte, vous avez senti que le bateau tangue, vous avez entendu le vent qui a forci, vous n’êtes pas tout à fait rassuré(e). Je vous réconforte en vous disant que nous sommes sur le bon cap, que le bateau a l’habitude du tangage, qu’il est équipé pour, et j’attends que vous soyez calmé(e) avant de vous laisser repartir dans votre cabine.

 

tempeteLe lendemain, nous pouvons rencontrer une tempête, elle est annoncée par la météo. Cela ne m’effraie pas, ce ne sera que la 300ème  que j’affronte. Peut-être êtes-vous perdu(e) parce qu’effectivement, nous ne voyons plus le rivage d’où nous venons et pas encore celui de votre destination. Pour stabiliser le bateau et le rendre encore plus sûr, je vous demande alors de ne garder que ce qui est capital pour vous, ce qui a de la valeur et de jeter le reste par dessus bord. Ainsi, plus léger, le bateau sera mieux armé pour faire face aux déferlantes qui sont en train de naître. Je vous rassure en vous disant que je connais ce bateau depuis 20 ans, qu’il m’a emmené sur toutes les mers du monde, que j’ai traversé toutes les tempêtes. Vous m’avouez alors la vraie raison de votre destination New York, et en même temps que vous vous confiez à moi, vous en prenez conscience. Un mélange de larmes, de soupirs et de questionnement, puis de libération vous assaille. Vous venez de comprendre. Certes, ce n’était pas confortable, mais vous en retiriez certains bénéfices, quelquefois inconscients.

Vous me demandez alors si on peut toujours aller aux Amériques, mais pas forcément New York. Je me moque un peu de vous en vous disant qu’on ne peut pas aller vers quelque chose de négatif. Nous discutons ensemble de ce que vous avez envie de trouver et non pas ce que vous voulez éviter. Pendant notre discussion, le ciel s’est dégagé, l’océan s’est calmé. Le clapotis des vagues vous aide à trouver votre vraie destination dont vous me faites part. Alors nous programmons l’itinéraire en tenant compte des écueils que nous pourrons rencontrer et des compétences que vous avez dorénavant acquises, en plus de celles que vous aviez déjà. Vous vous sentez aussi léger(e) que le reste de vos valises. Quelques cadeaux nous attendent sur cette fin de voyage, des dauphins qui nous accompagnent pour un bout de chemin, des ailes volantes, le bateau qui surfe sur les vagues, bateau d’ailleurs que vous pilotez de plus en plus.

tropicalA l’aube du dernier jour, nous apercevons enfin la terre ferme et nous en rapprochons à vive allure. Je vous donne quelques dernières pistes de réflexion, nous faisons ensemble le point sur votre voyage. Après une accolade chaleureuse, je vous laisse débarquer à San Juan sous un soleil radieux, rafraîchi par les alizées. Vous jetez, juste à ce moment, d’autres objets et vêtements. Une personne alors m’accoste et me demande si je peux la prendre à bord.

Je vous souhaite bon vent en montant les 4 valises de mon nouveau passager ! »


Et vous, quand est-ce que vous embarquez avec moi ?

Je prends contact avec Pierre Yves !

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